Collection 148

  • Graphotopophotologies

    Jacqueline Salmon
    Jean-Luc Parant

    20.00€

    Catalogue d’exposition

    Le livre

    Catalogue de l’exposition ayant lieu à l’Ar[t]senal de Dreux pendant l’été 2014 où se rencontrent les travaux de Jacqueline Salmon (photographe) et Jean-Luc Parant (sculpteur) en un dialogue fécond autour du paysage et de toutes ses interprétations : vieilles cartes de géographie, photographies de ciels mouvants, bestiaire enfantin, herbiers inclassables, poésie sans fin…

    Format : 16cm x 22cm – 128 pages – paru en juillet 2014.

    Les auteurs

    Jacqueline Salmon

    Née en 1943, Jacqueline Salmon est photographe et vit à Paris. À 30 ans, un accident de cheval bouleverse sa vie. Une vie nouvelle commence. Elle emprunte l’appareil photo de sa mère et se consacre dès 1980 exclusivement à la photographie. Les relations qu’entretiennent l’Histoire, l’Architecture et l’Art en général avec la Philosophie seront dès lors au centre de ses préoccupations.

    Jean-Luc Parant

    Né à Tunis en Tunisie en 1944, Jean-Luc Parant est un artiste français connu pour ses installations de boules (en cire à cacheter, en terre ou en papier) et ses dessins d’un bestiaire fantastique. Mais il est tout autant un poète connu pour ses nombreux textes sur les yeux, publiés principalement aux éditions José Corti, La Différence et Fata Morgana.

    Deux autres monographies sur le travail de Jean-Luc Parant ont été publiées aux éditions de La Différence en 2001 et aux éditions Actes Sud en 2007.

    Texte de quatrième de couverture

    Graphotopophotologies…

    Ce titre dit plus que le seul résultat de l’addition des mots.

    Les GRAPHIES de la main qui révèlent un sens ou ajoutent une trace, un signe sur un fond de carte, de ciel, sur une planche botanique…

    Le TOPOS qui dessine un lieu, qui désigne un lieu autant que le non-lieu de l’utopie ou celui de l’atopie si chère à Roland Barthes qui en fait la définition de l’amour.

    La PHOTO qui rappelle la prééminence de l’image quand elle énonce de vraies évidences : un nuage qui passe poussé par le vent, mis en équation.

    La LOGIE (le logos) qui pose un discours issu de cet éclectisme généreux et impose une logique née du rapprochement de deux artistes qui s’écoutent et s’entendent à merveille pour en inventer quelques-unes.

    Jacqueline Salmon et Jean-Luc Parant partagent cette même idée d’un art qui révèle, qui ouvre le monde clos des représentations habituelles, qui installent des œuvres conçues, produites, réunies, sans retenue ni souci de prééminence conviant le visiteur à une expérience visuelle, émotionnelle et intellectuelle.

    Cette installation totale s’adresse à nos mémoires individuelles et collectives : vieilles cartes d’ici, d’ailleurs et d’avant, photographies de ciels mouvants ou d’aubes écarlates, animaux inclassables empruntés au bestiaire de nos peurs et de nos joies enfantines, boules sculptées, dessins hésitants toujours recommencés, liste des courses et lettre au père noël, poésies sans fin…

    Cette installation invente des images universelles dans des dramaturgies éphémères, des énonciations singulières dans une conversation avec l’espace.

    Cette grande installation est une poésie mise en scène, une scène poétique qui appelle le visiteur à devenir le promeneur et l’explorateur de lui-même.

    Jean-Marc Providence

  • Lévitations

    Alain Kirili

    20.00€

    Catalogue d’exposition – Entretiens

    Le livre

    Catalogue de l’exposition Suite Musicale d’Alain Kirili (sculpteur) ayant eu lieu au musée de Vannes (La Cohue) pendant l’été et l’automne 2014. Livre d’entretiens avec le sculpteur et catalogue de l’exposition où se rencontrent sculptures, danse et musique, mais aussi patrimoine archéologique en référence aux alignements de Carnac tout proches.

    Format : 16cm x 22cm – 128 pages – paru en juillet 2014.

    L’auteur

    Lors de son premier voyage aux États-Unis en 1965, Alain Kirili découvre la sculpture de David Smith, cette rencontre esthétique sera déterminante pour le développement de son œuvre à venir.

    Un autre grand artiste, Robert Rauschenberg l’introduit dans le cercle de la création moderne internationale. En 1972 la galerie Sonnabend expose son premier modèle abstrait : une glaise crue plantée d’une mince plaque d’acier. Cette même galerie lui consacrera une exposition personnelle en 1978 à New York.

    Alain Kirili et Ariane Lopez-Huici, photographe, qu’il rencontre à la Documenta 6 à Kassel, s’installent à New York en 1980. Depuis cette date, ils partagent leur temps entre les États-Unis et Paris.

    L’œuvre ne cesse de se nourrir de rencontres, d’échanges, de confrontations avec des cultures extra occidentales : l’Inde, pour la première fois en 1978, puis l’Afrique : le Mali, le Sénégal…. Alain Kirili y puise des savoir-faire techniques, mais aussi des résonances symboliques, une spiritualité.

    Il affectionne les « correspondances » avec les œuvres d’artistes des siècles précédents.

    L’exposition Kirili et les Nymphéas est présentée à l’Orangerie en 2007, à la suite de quoi l’artiste réalise Commandement à Claude Monet, une pièce réalisée en béton coloré.

    La Suite Musicale présentée au musée de Vannes est la plus récente œuvre issue de la série des « Commandements » commencée en 1980.

    Texte de quatrième de couverture

    Alain Kirili a dressé la sculpture. Il l’a mise debout comme l’homme s’est mis debout quand il a eu des mains. Comme si Alain Kirili avait donné des mains à ses sculptures, des mains pour les toucher. Et que les mains touchent-elles mieux que des mains ? Des mains pour les toucher mais aussi pour les rendre insaisissables.

    Si ses sculptures deviennent visibles lorsque nous nous mettons debout c’est parce que nos yeux ne peuvent s’ouvrir sur elles que lorsque nous avons des mains pour les toucher. Et si les mains ont permis à l’homme de saisir ce qui l’entourait, elle lui ont aussi permis de saisir avec les yeux ce qui l’entourait trop loin pour pouvoir l’atteindre avec seulement ses mains. Ses yeux ont remplacé ses mains pour redresser ce qui était couché.