Collection 148

  • Lévitations

    Alain Kirili

    20.00€

    Catalogue d’exposition – Entretiens

    Le livre

    Catalogue de l’exposition Suite Musicale d’Alain Kirili (sculpteur) ayant eu lieu au musée de Vannes (La Cohue) pendant l’été et l’automne 2014. Livre d’entretiens avec le sculpteur et catalogue de l’exposition où se rencontrent sculptures, danse et musique, mais aussi patrimoine archéologique en référence aux alignements de Carnac tout proches.

    Format : 16cm x 22cm – 128 pages – paru en juillet 2014.

    L’auteur

    Lors de son premier voyage aux États-Unis en 1965, Alain Kirili découvre la sculpture de David Smith, cette rencontre esthétique sera déterminante pour le développement de son œuvre à venir.

    Un autre grand artiste, Robert Rauschenberg l’introduit dans le cercle de la création moderne internationale. En 1972 la galerie Sonnabend expose son premier modèle abstrait : une glaise crue plantée d’une mince plaque d’acier. Cette même galerie lui consacrera une exposition personnelle en 1978 à New York.

    Alain Kirili et Ariane Lopez-Huici, photographe, qu’il rencontre à la Documenta 6 à Kassel, s’installent à New York en 1980. Depuis cette date, ils partagent leur temps entre les États-Unis et Paris.

    L’œuvre ne cesse de se nourrir de rencontres, d’échanges, de confrontations avec des cultures extra occidentales : l’Inde, pour la première fois en 1978, puis l’Afrique : le Mali, le Sénégal…. Alain Kirili y puise des savoir-faire techniques, mais aussi des résonances symboliques, une spiritualité.

    Il affectionne les « correspondances » avec les œuvres d’artistes des siècles précédents.

    L’exposition Kirili et les Nymphéas est présentée à l’Orangerie en 2007, à la suite de quoi l’artiste réalise Commandement à Claude Monet, une pièce réalisée en béton coloré.

    La Suite Musicale présentée au musée de Vannes est la plus récente œuvre issue de la série des « Commandements » commencée en 1980.

    Texte de quatrième de couverture

    Alain Kirili a dressé la sculpture. Il l’a mise debout comme l’homme s’est mis debout quand il a eu des mains. Comme si Alain Kirili avait donné des mains à ses sculptures, des mains pour les toucher. Et que les mains touchent-elles mieux que des mains ? Des mains pour les toucher mais aussi pour les rendre insaisissables.

    Si ses sculptures deviennent visibles lorsque nous nous mettons debout c’est parce que nos yeux ne peuvent s’ouvrir sur elles que lorsque nous avons des mains pour les toucher. Et si les mains ont permis à l’homme de saisir ce qui l’entourait, elle lui ont aussi permis de saisir avec les yeux ce qui l’entourait trop loin pour pouvoir l’atteindre avec seulement ses mains. Ses yeux ont remplacé ses mains pour redresser ce qui était couché.